sam 25 juin 2005
Nigga is gansta in Guatemala (Skew !)
25 06 2005"Maricon de la playa" , "hola chica guapa" bien que gentiment appris par mes amis lors de nos vacances en Espagne celà ne me suffit pas pour communiquer dans la langue de Zorro. Seule solution pour moi, vu que je n' arrive pas à depasser la première page d' « apprendre à parler l' espagnol facilement »: prendre des cours particuliers.
Je quitte donc le Mexique pour Quezaltenango au Guatemala. Un voyage plutot fatiguant vu que le grand delire des mexicains sans le coin est de faire d' enormes dos d' ane tous les 2 kms. Après un changement de bus à la frontière, 10 quetzal de bakchich lachés aux douaniers (enfin c' est tout de même bien moins que ce que paieront mes compagnons de route Israeliens, plus que mal vus dans la region) et plusieurs heures de route, on me depose enfin à Xela (nom plus prononcable de Quezaltenango). Pour la seconde ville du pays cela m' a l' air bien désèrt, seul l' omniprésent Mac Donald est ouvèrt et sans client : Je me dirige vers l' hospedaje la plus proche de l' ecole où je compte prendre mes cours en disant que la semaine risque d' etre bien longue. C' est dingue comme un endroit peu vous paraître froid, sans ame avec l' envie d' en partir sur le champs et lorsque vous vous y êtes habitué, que vous connaissez le fonctionnement de la ville, vous ne voulez pas la quitter. Surement que Lily et sa famille d' accueil y sont pour quelque chose.
Premier contact un peu bizarre, avec la mama comme elle le dit si bien, car nous ne pouvons echanger peu de chose : ben ouais j' ai pas encore eu mon premier cours d' espagnol. Elle me presente à Natalia et Hector (qui me fera bien rire le jour où il me dira le nom de Thierrrry Henrrrry) ses deux petits enfants, Coco et Pepper (a prononcer pepere !) fils adoptifs multicolores et oui ce sont les deux perroquets de la famille. Puis chaque jour c' est le defilé, Lily a du être une sacrée coquine dans sa jeunesse car quotidiennement elle me presente un de ses enfants. D' ailleurs elle remettrait bien le couvert avec moi m' appellant son guapo, mais vu qu il n' y a que sept jours dans la semaine et que ça lui suffit tout juste à me presenter toute sa progeniture, je prefère profiter d' avoir le droit à la première place dans son coeur devant Beckham pour avoir matin et soir un chocolat chaud à l' eau chaude pendant les repas. Ces derniers sont souvent animés car je ne comprends pas forcement toujours dans quel ordre je dois manger ce qu il y a sur la table et il m' arrive de manger mon dessert en meme temps que mon plat de resistance. Enfin je n' arriverai tout de même pas à la cheville de mon camarade d' école Australien Peter qui ecrasera une banane dans ce qu il pensait etre une sauce au chocolat et qui s' averera etre une purée de haricots noirs, par politesse pour sa famille il terminera tout son plat.
Finalement la semaine passera bien vite et c' est avec un pincement au coeur que je dis hasta luego à Lily et toute la famille. Direction la foire du trone locale : la station de bus. Ici pour 50 cents d' euros tu peux te faire peur, froler la mort sur des routes non entretenue avec pour voisin une guatemalteque tenue locale, son poulet et son carton rempli de poussins. Ce n' est pas pour rien que l' on surnomme ces bus d' ecole americains superbement repeints de couleurs vives « chicken bus ». C' est le moyen le moins cher, le plus rapide (tu doubles vraiment tout le monde même quand ça risque de ne pas passer) et le moins sur pour ta vie pour voyager ! Bien pratique ils m' ameneront aussi bien voir San Simon, clone en bois de Michael Jackson, à qui je dois faire une offrande de cigarette ou d' alcool afin qu' il me protege (c' est le protecteur des voyageurs), qu' admirer le melange des couleurs des fruits, des épices et des etoffes des étales du marché de Chichicastenango. Il suffit juste d' être un peu curieux et de passer derrière les marchands de masques et de tissus à touristes pour se retrouver sans une espèce de fourmillière grouillante où l' intrus que je suis se fait bousculer sans menagement par les « madres » du coin, faisant leurs courses de la semaine, et qui n ont pas une minute à perdre.
Sur le lago de Atitlan, entoure de trois volcans embrumes, notre mini embarcation ferra des bons sur l' eau tellement notre capitaine met les gaz à fond. A croire que le seule difference entre un chicken bus et un chicken boat tient dans le fait que dans ce dernier, il est impossible aux vendeurs ambulants de monter le long du chemin (et pour cause! ) pour te vendre tout et n' importe quoi : de la brochette de viande aux medicaments. La pluie commencant à montrer son nez je me rends un peu plus au sud, à Antigua, pour la feinter. Ville coloniale me rappellant aussi bien Trinidad la cubaine que San Cristobal De La Casa la mexicaine. Mais pour se demarquer un peu plus de ses rivales et m' attirer le plus longtemps possible au sein de ses rues pavées, Antigua s est entouree de nombreux volcans, dont deux sont toujours en activite. Je choisirais l' ascension de Pacaya pour remplir mes chaussures de cendres et voir de la lave se projeter de ses 2 cratères a moins de 20m de nous. On ne pourra admirer ce spectacle que 10 mn car notre guide, peu rassuré, nous ordonnera de rebrousser chemin. Et pendant la descente il m' avouera que deux tours au paravant, huits touristes americains ont été gravement brulés. Bien que sachant la pluie présente au nord, il serait stupide de ma part d' être allé au Guatemala sans avoir mis les pieds a Tikal, ville Maya cachée dans la jungle.
Cette fois ci pas de chicken bus pour se rendre de nuit à Flores mais un bus comme on en voit chez nous, dans lequel les seuls vendeurs ambulants qui me reveilleront lors des 14h de voyage, mis a part la clim surglacee, seront des policiers militaires verifiant qu' a bord aucun pirate de la route n' etait présent pour detourner le bus et ainsi nous depouiller. La pluie n' ayant toujours pas fait son apparition dans le nord-est du pays c' est sous une chaleur écrasante que j' arrive à Flores, jolie petite ile à une heure de Tikal. S' animant vraiment qu' à partir de 17h lorsque le soleil commence à se cacher et vu que maintenant je parle la même langue que les autochtones, autant prendre leurs habitudes : je ferais donc moi aussi la sieste jusqu' à bien tard dans l' après-midi. Repos que j' apprecie lorsque le lendemain je dois me reveiller a 3h30 du matin pour etre a Tikal des l' aurore. Tikal n' a rien a voir avec Palenque, ici la jungle recouvre vraiment le site et beaucoup de batiments sont toujours enfouis sous les arbres. Et si au Mexique je me prennais pour Esteban, ici tu peux m' appeler Indy ou Junior tellement à certains endroits la jungle est dense. Parfois j' apercois les temples seulement quelques metres avant de les atteindre. Coatis, singes araignées, singes hurleurs, tarentules ou toucans accompagnent notre groupe jusqu' au temple IV, le plus haut avec ses 65m, du site.
Quel plaisir d' admirer la jungle prenant vie, tôt le matin, du haut de son sommet. D' ailleurs c' est ce temple et cette jungle que Georges Lucas avait choisit pour la base rebelle ainsi que la forêt des ewoks de la planete Eternia, à l' epoque ou il savait encore faire des films! Après un bref detour et sejour au Belize, je terminerai mon periple guatemalteque par une balade dans la jungle, le long du Rio Dulce, me menant a Livingston, village creole, ou la couleur locale n est pas le marron mais noire et ou la langue n est pas l espagnol mais un melange de creole et d anglais, surprenant! Bienvenue chez les Garifungas! La frontière avec le Honduras n' etant pas loin, je m' arrete à Chiquemula, ville frontiere et etape avant Copan. Je passe ma derniere nuit en pensant a la maniere dont je pourrai vous conter le Guatemala afin que, des demain, vous boucliez vos valises en direction de Guatemala-City. Surement le pays d' amerique centrale le plus captivant, tant par ses paysages, Tikal, que par la tradition qui y regne encore. Pour sur mon meilleur souvenir jusqu' à présent.



je vais te rappeler quelques phrases qu'on t'avais appris lors de ton voyage initiatique en espagne.. Hola guapa, maricon de la playa quiere un golpe de cabeza, me gusta la poya (qui pouvait bien dire ca???),.. amuses toi bien et bonne continuation.
El señor WhyMaS
Réponse de loicos le lundi 1 août 2005 à 10:58