lun 23 mai 2005
Act2 : Au pays des Mayas l'abeille (merci JF...)
23 05 2005A la 3eme tentative d' atterissage je regarde le corpulent mexicain qui me sert de voisin, je ne perçois pas les mots que ses levres murmurent mais ses prières ont du être exaussées car cette fois ci sera la bonne... Formalites de douannes reglées en 5 mn, 10 de plus pour booker un hotel et chopper des tickets pour la navette.
J' aurais aimé transformer Robert, americain m´expliquant le long du chemin qu' il est venu faire de la pêche au gros, par mon ami bad. La vision de Cancun lui aurait permis une fois de plus de vomir à souhait sur le pays qu il affectionne tant : les USA... Une impression d' un Las Vegas version cheap et plus vulgaire; à Vegas cela passe bien car la ville est au beau milieu de nulle part dans le désert mais ici toute la cote est defigurée par des barres d' hotels, derrière lesquelles se trouvent forcement KFC, Mc Do ou Walmart...
Welcome to Cancun USA my friend... Enfin je suis juste la pour une nuit alors autant en profiter. Cancun etant reputée pour sa vie nocturne je decide de me taper une soirée dans le soit-disant "meilleur" disco club du coin (avec un nom comme Coco Bongo je m' attends à tout...). Manque de bol pour moi ici le mot de passe magique "Renaud J3" ne marche pas et pour m' ouvrir les portes du sésame je dois m' acquitter de 30$. Dollars bien investis car la soirée vaut le coup d'oeil : un show kitsh à souhait, les mamans ricaines poussées par le démon de midi se tremoussent sur les bars 3 fois plus longtemps que leurs filles... Je passe une bonne soirée, il est vrai que le fait que celle ci soit open bar y contribue aussi beaucoup je pense.
Reveil gueule de bois pour découvrir qu' un enorme varant squatte mon balcon. Je descend profiter du soleil, de la mer bleue turquoise et du sable blanc qui se trouvent au pied de l' hotel, 2 heures suffiront car je me dis qu' il est temps d' arreter de faire le guignol aux USA et qu' il vaut mieux aller decouvrir un Mexique plus local.
Ceux qui comme moi ont adoré les cités d' or prendront certainement beaucoup de plaisir à jouer aux Esteban dans la peninsule du Yucatan, il suffit juste de remplacer conquistadors et Mayas par touristes du monde entier. Sans l' aide du Grand Condor mais avec celle des bus nationnaux je pars à la découvèrte de Tulum, ses ruines bordées par une mer turquoise et son vendeur de tacos qui me fera gouter un riz au lait me rammenant en enfance lorsque je savourais celui de ma grand-mère. Chichen Itza dont la pyramide principale, quasi en parfait état, ainsi que l' absence de toute jungle te permet de concevoir la vie à l' époque des Mayas et enfin Palenque, au milieu de la jungle et ses cris de singes hurleurs, ressemblant tellement à ceux d' un Jaguar, qu' ils te te font froid dans le dos la première fois que tu les entends (pour l' anecdote les bruitage des dinausores dans Jurassic Park c' est eux...).
Mais il faudra que je prolonge mon voyage bien plus loin, dans la région du Chapias, pour trouver le Mexique que je recherchais. San Cristobal de la Casa avec ses maisons de toutes les couleurs, ses eglises aux façades travaillées, ses rue pavées ou encore ses habitantes vetues de leurs traditionnels habits colorés me donnent la saveur d' une region où le capitalisme americain n' a pas encore tout transformé. Sur la route du Guatemala je n' aspire qu' a une seule chose : aller à la rencontre d' une amerique centrale traditionnelle, pleine de couleurs enfin celle que j' ai dans ma tête....
Allez hasta la proxima !


